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Naissance Quand Un Grand Bonheur Frappe

avril 12, 2018 / BY LAPINOU FAMILY

Comme vous l'avez sans doute vu sur les réseaux sociaux, notre petit Loupi est né le 27 mars 2018. Un beau bébé de 4,300kg pour 53,5cm (et avec 3 semaines d'avance !) Un petit être qui est venu chambouler notre quotidien, mais qui nous comble déjà de bonheur.


Mardi 27 mars 2018, 8h30. Avec Papa, nous arrivons à la clinique après avoir déposé Lapinou à l'école. Oui, nous savions depuis 5 jours que nous allions te rencontrer ce mardi, le déclenchement étant programmé. Sauf si tu décidais de sortir avant, mais non... La gynécologue a programmé ta venue car, malgré les 37SA + 6 jours de grossesse, tu as déjà un poids et une taille de champion, ce qui n'aurait pas permis à maman de te mettre au monde par voie basse si nous étions allés plus loin... Et puis, il y a cette fichue cholestase gravidique depuis les 32 SA qui met le foie de maman à rude épreuve et nous fait stresser pour ta santé. Alors malgré le fait que maman réponde bien au traitement sous Ursolvan, on décide de te faire venir au monde pour éviter toute complication.


Pour ceux qui n'auraient jamais entendu parler de la cholestase gravidique, c'est une pathologie liée à la grossesse (qui touche moins de 1% des grossesses): les cellules du foie ne font plus leur travail et laissent passer les acides biliaires dans le sang au lieu de les évacuer dans la bile. Par le biais du cordon ombilical et du placenta, le fœtus risque alors d’être affecté par ce taux anormalement élevé d’acides biliaires. Elle se manifeste la plupart du temps par de fortes démangeaisons, qui vont jusqu'à empêcher de dormir (et je peux vous l'assurer pour l'avoir vécue !) Cette pathologie, je la connaissais bien, puisqu'elle avait déjà fait son apparition lors de la grossesse de Lapinou, mais bien plus tard (vers les 37SA), ce qui m'avait valu un déclenchement à 38SA + 5. Pour cette 2nde grossesse, j'ai donc été suivie très régulièrement  et dès le début au niveau hépatique afin de contrôler mes transaminases. Lorsque les taux ont commencé à s'élever, ma gynécologue m'a prescris de l'acide ursodésoxycolique (Ursolvan), auquel j'ai bien réagi, et qui m'a permis de poursuivre ma grossesse sans accouchement prématuré.

Vous n'imaginez pas le stress que cela a pu engendrer chez moi ! Je me sentais tellement coupable d'infliger ça à mon bébé et de le mettre en danger. Malheureusement, je n'y étais pour rien et je ne pouvais rien y faire... D'ailleurs, tout revient à la normale une fois que l'on accouche, la grossesse étant la seule cause à ce dérèglement. Heureusement, tout cela n'est plus qu'un mauvais souvenir maintenant, et je peux serrer mon bébé en pleine santé dans mes bras.



9h00. Après avoir discuté avec la sage-femme de garde, l'infirmière arrive pour me faire une prise de sang, qui révélera que tout va bien, et que je suis apte à recevoir la péridurale (on en reparlera tout à l'heure...) 9h30, je m'installe en salle d'accouchement, et 9h45, on me pose la perfusion de syntocinon pour que le travail débute. Bon, pas de grande surprise, après quelques heures passées et l'augmentation de la dose au maximum, mon corps ne réagit que très faiblement et les contractions ne sont pas régulières (comme pour l’accouchement de Lapinou).  



12h00, la sage-femme décide alors de percer la poche des eaux pour que le travail se déclenche réellement. Effectivement, les contractions commencent à se faire plus régulières, je les sens plus mais c'est aisément supportable. On me propose alors d'appeler l’anesthésiste, mon col est ouvert à 4. J'hésite car je n'ai pas si mal que cela, mais la sage-femme me dit que la dilation peut aller très vite pour un 2ème, alors j'accepte.



13h00, l’anesthésiste arrive. Il s'y reprend à 3 fois, mais voilà la péridurale est posée à 13h30, cela devrait me soulager... Mais les minutes passent et je ne sens pas tellement de changement, alors que le soulagement avait été quasi instantané lors de mon 1er accouchement. Les minutes s'écoulent, les contractions se rapprochent, et je les sens bien à chaque fois qu'elles arrivent. 



15h20, la sage-femme m'examine, je suis maintenant dilatée à 6, elle me remet donc une dose dans la péridurale afin de me soulager. Plus les minutes passent, plus les contractions me font atrocement souffrir. 15h40, Papa Lapinou appelle la sage-femme voyant l'état dans lequel je me trouve. Elle m'examine : je suis à 9. Elle va terminer ce qu'elle était en train de faire, revient 1 minutes plus tard, m'examine : je suis à dilation complète. J'ai atrocement mal, la péridurale n'a donc pas fait effet. Je suis concentrée sur ma douleur, je ne pense qu'à ça... Et là, quelque chose de très bizarre m'arrive : je fais une crise de tétanie. Je ne sens plus mes mains qui se raidissent, puis mes jambes, et enfin mon visage qui se paralyse. Je ne sais pas combien de temps cela a duré, mais c'est terrible comme sensation, on ne maîtrise plus rien, on n'est plus maître de son corps. La sage-femme a été super, elle m'a regardée droit dans les yeux et m'a parlée pour me réconforter, m'a fait me recentrer sur mon bébé et son arrivée imminente. D'un coup, j'ai senti mes muscles se relâcher.



Maintenant que je vais mieux et que je suis apte à attraper les barres pour pousser, elle appelle ma gynécologue qui était de garde ce jour-là, et quelques minutes après son arrivée, c'est au tour de mon petit Loupi de faire son apparition à 16h04. Un beau bébé de 4kg300 pour 53,5cm, qui ne me laissera aucune séquelle, à part un tout petit point de suture de rien du tout.




 



En résumé, mon accouchement a été plus intense, mais surtout plus rapide que pour Lapinou (environ 6h contre 12h pour le 1er). Pas de forceps cette fois-ci, je me suis donc remise beaucoup plus vite, et je me suis sentie en meilleure forme.



Quel bonheur d'être à nouveau maman ! Je me sens mieux dans mon rôle et les gestes sont plus instinctifs. J'ai l'impression que tout est plus facile,  je me pose moins de questions et me fais plus confiance. Comme pour Lapinou, j'ai eu tout de suite cette sensation d'amour inconditionnel qui m'envahissait, surpuissant, à toute épreuve. Je me sens tellement chanceuse de goûter à ce grand bonheur de la maternité une seconde fois. Bon, je ne vais pas vous mentir, j'ai un déficit de sommeil important ( comme vous pouvez le voir sur la photo) et gérer deux enfants (dont un qui ne fait pas encore ses nuits) n'est pas de tout repos. Mais je suis heureuse, c'est là l'essentiel !




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